Clémence Budin

Clémence BUDIN

LA RÉALITÉ DU VIRTUEL

Clémence Budin, étudiante en médiation scientifique, raconte son goût pour les jeux vidéo et les clichés qui accompagnent sa pratique.

« Ma grande sœur m’a offert ma première console et ça a été le début d’une grande aventure. » Clémence, étudiante en médiation scientifique à l’Université Bordeaux Montaigne, est une fervente adepte des jeux vidéo. Enfant, elle fut éprise de fascination devant le monde merveilleux des célèbres créatures à attraper. Vingt ans plus tard, elle a racheté la fameuse console portable par pure nostalgie. «J’apprécie une histoire bien ficelée », précise Clémence. Elle avoue toutefois être « mauvaise dans les jeux vidéos » et cherche plutôt l’évasion. Au delà même de simplement jouer, l’étudiante se plait à regarder des vidéos d’autres joueurs pour la beauté du jeu et suis parfois les championnats d’esport (sport électronique). « Je pense qu’il y a un lien entre le jeu vidéo et la médiation scientifique : je retrouve ce même aspect ludique que j’adore », justifie l’étudiante.

Plusieurs niveaux de stéréotypes

Malgré son appétence, Clémence souligne les nombreuses idées qui se dissimulent derrière le fait d’être une femme dans l’univers du jeux vidéo. « À chaque fois que je dis que je joue aux jeux vidéo, personne ne me croit » s’attriste-t-elle. Selon l’étudiante, la communauté du jeu vidéo répond davantage aux images stéréotypiques des genres, notamment féminin. Être relativement asociale, Clémence pense que la femme doit justifier son attrait pour une activité considérée comme masculine. L’étudiante pense que ces clichés s’effaceront avec le temps mais regrette que les streameuses en jouent pour de la visibilité. « Certaines n’hésitent pas à être en sous-vêtements pour avoir plus de spectateurs et donc plus d’argent. Mais comme le site prend une commission, ces comptes sont rarement bannis », précise Clémence. Selon elle, il reste encore du chemin à parcourir pour venir à bout de cette quête.

Si vous demandez à ses camarades un mot pour décrire Clémence, ils vous diront « la Franche-Comté ». Étant à plus de 700km de sa région natale, Clémence a dû innover pour éviter le mal du pays. Cela passe par le fromage mais aussi et surtout par le sirop de sapin ! Cette boisson proche du goût de la menthe rappelle à Clémence les immenses forêts enneigées de son Jura natal.