Léa Cabrol

Léa CABROL

11 ANS POUR ÊTRE DIAGNOSTIQUÉE

Léa, comme 1 femme sur 10, est atteinte d’endométriose. Elle nous partage son long parcours qui l’a menée à mettre un nom sur ses souffrances.

Passionnée de musique et étudiante en médiation des sciences, Léa vit pourtant avec l’endométriose. « Cette maladie n’empêche pas d’avoir de grands rêves, de grandes responsabilités ou de concrétiser des projets de vie… » Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) « L’endométriose est une maladie gynécologique liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. » Comme ce tissu suit le cycle hormonal, il est stimulé au moment des règles et provoque de fortes douleurs. « Lors de mes premières règles, je suis tombée dans les pommes, j’étais clouée au lit. » Léa avait 10 ans. Ce n’est qu’en 2019, soit onze ans plus tard, qu’elle découvre pour la première fois le terme endométriose dans une vidéo. Ça a été le déclic, ses douleurs n’étaient plus « anormales » comme tout le monde le pensait.

En parler, pour aider

« La plus grande partie de mon combat, c’est d’en parler beaucoup autour de moi. » En effet, Léa n’hésite pas à s’exprimer librement sur cette maladie, sans aucun tabou. Cette ouverture d’esprit lui permet également d’être d’une aide précieuse pour ses ami·es qui viendraient se confier à elle. « Je leur raconte mon parcours et je leur conseille d’aller voir un·e spécialiste à l’Espace Santé Étudiant. » Léa est aussi engagée dans l’association « Femmes Endo & Co » où des « professionnel·les de médecines alternatives proposent des ateliers d’initiation pour trouver un parcours de soin adapté. » Léa fait de la médiation scientifique sur le compte Instagram de l’association en apportant des données sur l’endométriose et partage des conseils. L’alimentation, la respiration, l’hypnose ou encore la gestion du stress font partie des méthodes conseillées pour atténuer les effets de cette maladie inflammatoire dont l’origine n’est pas déterminée précisément.

Léa se sent partout chez elle si elle a sa flûte traversière. Dans le monde de la musique depuis son plus jeune âge, elle emporte son instrument de musique dans tous ces voyages pour toujours être chez elle quand elle joue un petit air.