Lucie Leprince

Lucie LEPRINCE

ENGAGÉE POUR FAIRE BOUGER LES LIGNES

Depuis l’enfance, Lucie est engagée pour l’égalité entre les genres pour bousculer les lignes de la société patriarcale. Aujourd’hui, étudiante en master Médiation des sciences, la médiation scientifique est un outil pour poursuivre ses combats.

Très attirée par les sciences et le fonctionnement des éléments, Le livre des pourquoi de Martine Laffon et Hortense de Chabaneix paru en 2003 était son préféré quand elle était petite. Que ce soit sur l’art, l’histoire, la technique, l’éducation civique, l’espace, la nature, les sentiments, la vie quotidienne, le corps… toutes ses interrogations devaient avoir une réponse. « Pourquoi ? » est donc devenue sa question favorite.

Un engagement féministe précoce

À l’école primaire, Lucie a un souvenir clair de son premier contact avec le sexisme. En grammaire, elle a découvert que le masculin l’emportait toujours sur le féminin. « Je me souviens des garçons qui se vantaient de cette règle. Je me suis sentie révoltée et je n’ai pas compris pourquoi », se remémore-t-elle. Cette règle de grammaire a été le début de ces réflexions sur l’égalité femme/homme dans la société. Être féministe, ce n’est pas seulement s’engager dans une association ou participer à des actions de grande envergure. Selon elle, de petites actions comme aborder le sujet en classe ou l’écriture inclusive peuvent servir à nourrir la réflexion sur les inégalités sociales. Elle reste très optimiste pour que cette égalité soit atteinte un jour et les réseaux sociaux sont des outils précieux pour aller dans ce sens. Ils permettent d’appréhender la question du féminisme mais pas seulement avec différents supports comme des bandes dessinées ou des vidéos. « Le compte instagram @lanuitremueparis de Blanche Sabbat est idéal », recommande Lucie.

En tant qu’étudiante, Lucie a l’habitude de changer souvent d’appartement. Mais heureusement, pour ne pas se sentir dépaysée, elle a son enceinte ! À l’instant où son logement se vide de ses occupants, elle s’assure de mettre le volume de la musique au maximum et de danser au rythme des basses. C’est cette liberté qui la fait se sentir chez elle.